Sevrage de l’alcool — Ce qu’il faut savoir
Le sevrage de l’alcool peut être mortel. En cas de consommation importante et régulière, un sevrage médical supervisé est fortement recommandé.
Pourquoi l’alcool et les benzos sont similaires
L’alcool et les benzodiazépines agissent tous les deux sur les récepteurs GABA-A. C’est pourquoi :
- Le sevrage de l’alcool et le sevrage des benzos se ressemblent
- Les benzodiazépines sont utilisées médicalement pour traiter le sevrage de l’alcool
- Une personne dépendante aux deux substances fait face à un sevrage particulièrement difficile
Les risques du sevrage alcool
Le sevrage de l’alcool peut provoquer (dans les cas sévères) :
- Delirium tremens : confusion, hallucinations, convulsions
- Convulsions : apparaissent généralement entre 24 et 48h après la dernière consommation
- Tachycardie et hypertension dangereuses
Facteurs de risque augmentés :
- Consommation > 10 verres/jour depuis plusieurs années
- Antécédents de convulsions lors d’un sevrage précédent
- Comorbidités médicales (foie, cœur)
Le protocole médical standard
En France, le sevrage de l’alcool est souvent géré avec :
- Benzodiazépines (diazépam, chlordiazépoxide) en décroissance rapide
- Vitamine B1 (thiamine) pour prévenir l’encéphalopathie de Gayet-Wernicke
- Hydratation et monitoring médical
Ressources spécialisées
- Alcool Info Service : 0 980 980 930 (France, gratuit)
- Alcooliques Anonymes : https://www.alcooliques-anonymes.fr
- Consultez votre médecin ou un addictologue avant d’arrêter